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Taureaux de boucherie 

La modération… à bien meilleur coût!

Au début de 2009, le prix moyen des terres au Québec venait de franchir le cap des 2200 $ /l’acre alors que ceux de l’essence et du maïs demeuraient volatils. Déjà aux États-Unis, l’organisme « Cattle-Fax» estimait que le coût d’entretien d’une vache de boucherie avait augmenté de 100 $/tête au cours des dernières années. Jusqu’à maintenant, ce sont les producteurs qui ont absorbé ces hausses puisqu’elles n’ont pas été refilées aux consommateurs. Le niveau auquel vous êtes touché personnellement dépend donc, en partie, du type biologique des femelles de votre troupeau. Sont-elles grandes, très laitières et exigent-elles beaucoup de nourriture pour se garder en bon état ou sont-elles plutôt de type rustique et faciles d’entretien?


Source : Dr Glenn Selk, Oklahoma State University

Pour vous donner une idée des coûts d’alimentation supplémentaires engendrés par l’augmentation du potentiel laitier et du poids des vaches, la figure ci-dessous établit les besoins énergétiques de deux vaches vêlant en février/mars et dont les veaux sont sevrés en octobre. La vache de 1250 lb produisant à son pic 26 lb de lait par jour devra ainsi consommer 33 % plus d’aliments que sa consœur de 1100 lb produisant 18 lb/jour. En d’autres mots, la ferme ayant les ressources fourragères pour garder 100 vaches de ce dernier type ne pourra en supporter que 75 de l’autre catégorie.

Pensez production à l’acre plutôt que poids au sevrage

Parce que nous avons profité longtemps de céréales et de pétrole à bon marché, la sélection génétique effectuée à ce jour a surtout servi à augmenter les revenus bruts (ex. : gain de poids, aptitude laitière, rendement en viande) en laissant en plan la notion de profit net ou de rentabilité. La meilleure preuve de cela est qu’il existe encore très peu d’ÉPD faisant intervenir des notions de coût (ex. : besoins d’entretien, durée de vie). On sait depuis longtemps que dans un environnement aride où les ressources fourragères sont limitées, les vaches de plus petite taille sont généralement plus rentables. Ce qui est nouveau cependant, c’est que de plus en plus d’experts affirment que même dans les conditions où les fourrages sont disponibles en abondance, le meilleur indice d’efficacité économique d’une entreprise demeure la quantité de viande produite à l’acre et que cet élément favorisera toujours les vaches de plus petite taille, peu importe le climat ou l’emplacement géographique (tableau 1).

Poids des vaches vs rentabilité
(On suppose un potentiel laitier équivalent dans les deux cas)
  1300 lb 1580 lb
Capacité de  la ferme 116 vaches 100 vaches
Taux de sevrage 86 % 82 %
Poids veau/poids mère 46 % 43 %
Poids au sevrage (7,5 mois) 600 lb 679 lb
Prix/lb 1,08 $ 1,02 $
Poids de veau total 59 856 lb
(116 x 86 % x 600)
55 678 lb
(100 x 82 % x 679)
Revenu (veaux) 64 644 $ 56 792 $
Revenu (réforme 10 %) 6 032 $ 6 320 $
Revenu total 70 676 $ 63 112 $
Profit supplémentaire 7 564 $  
Profit/vache/année 65,21 $  
Source : adapté de Leochman Cattle Co., Colorado, É-U.

On remarque que malgré des poids au sevrage inférieurs, les vaches plus petites (1300 lb) offrent la possibilité de produire, pour une même superficie, un plus haut total de livres de veaux qui seront vendues à un prix plus élevé la livre, ce qui se traduit par un revenu supplémentaire de près de 7600$ comparativement à l’utilisation de vaches au format plus imposant (1580 lb).

Réduisez les coûts et maximisez les revenus

Sachant que les frais d’alimentation représentent à eux seuls 60 % des coûts de production et que près de 70 % de l’énergie utilisée par une vache sert uniquement à la maintenir en vie, il apparaît logique de s’assurer que celle-ci soit de taille modérée et facile d’entretien. C’est en tout cas l’approche que favorise le CIAQ dans sa sélection de taureaux de races maternelles. Une fois que nous avons créé cette vache rustique et peu exigeante, il s’agit de lui faire produire le maximum de revenus. C’est ici qu’entrent en jeu les taureaux de races terminales. En plus d’apporter une dose de vigueur hybride supplémentaire, les efforts que nous mettons à les choisir en fonction de leur potentiel de croissance et de leur musculature supérieurs vous permettent de rencontrer les exigences des parcs d’engraissement.

Dans le contexte actuel de hausse des coûts de production et de stagnation des revenus, il se peut que vous ayez à revoir l’image que vous vous faites d’une vache de boucherie rentable. Si tel est le cas, vous trouverez au CIAQ une gamme de taureaux qui vous aideront à bâtir un troupeau capable de performer à moindre coût dans ce nouvel environnement économique.

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